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Partir pendant la relâche sans payer le prix fort

Partir pendant la relâche sans payer le prix fort
Photo : Lorna Pauli / Pexels

La relâche est la semaine où le plus de familles québécoises veulent partir en même temps, vers les mêmes destinations, depuis les mêmes aéroports. Les compagnies aériennes le savent depuis longtemps et ajustent leurs prix en conséquence.

On ne contourne pas complètement cette réalité quand on a des enfants à l'école. On peut par contre en réduire l'effet, et l'écart entre s'y prendre bien et s'y prendre mal se compte en centaines de dollars par personne.

Pourquoi la semaine coûte autant

La relâche québécoise concentre la demande sur environ sept jours, dans une province de huit millions d'habitants, vers un nombre restreint de destinations soleil. Les sièges se vendent sans rabais parce qu'ils se vendent de toute façon.

S'ajoute un détail que peu de gens remarquent : la relâche québécoise ne tombe pas la même semaine que celle de l'Ontario ni que les congés scolaires américains, mais elle chevauche souvent la haute saison des Antilles. La demande locale s'empile donc sur une demande continentale déjà forte.

Réservez tôt, vraiment tôt

Sur ces dates, la logique habituelle de surveillance des prix ne s'applique pas de la même façon. Attendre une baisse est presque toujours perdant, parce que la baisse suppose des sièges invendus et qu'il n'y en a pas.

L'automne précédent est le bon moment. À partir de janvier, vous payez ce que le marché demande, et les meilleures combinaisons d'horaires sont déjà parties.

Décaler de quelques jours change tout

Partir le samedi qui précède la relâche plutôt que le dimanche, ou revenir le lundi suivant plutôt que le samedi, sort vos vols du pic sans toucher à la semaine d'école. Sur beaucoup de routes, ce simple décalage vaut plus que n'importe quelle astuce de réservation.

Si votre commission scolaire tombe une semaine différente de la majorité, vérifiez-le avant de réserver : vous avez peut-être accès à des tarifs de basse saison pendant que tout le monde parle de la relâche.

Les destinations qui restent raisonnables

Les classiques du Sud sont exactement là où la demande se concentre. Les destinations qui échappent le mieux au pic sont celles que les familles québécoises ne visent pas en mars : les villes américaines, l'Europe en basse saison, et les îles moins desservies en vol direct depuis le Québec.

Une ville européenne début mars coûte souvent moins cher qu'une semaine tout inclus dans les Antilles à la même date, météo mise à part. Ça ne convient pas à tous les voyages, mais ça vaut la comparaison avant de tenir le Sud pour acquis.

Comparez les deux aéroports, et le vrai coût

Sur les dates de pointe, l'écart entre Québec et Montréal se creuse davantage que le reste de l'année, parce que YUL offre plus de sièges à répartir sur la demande. Pour une famille de quatre, un écart de 150 $ par billet justifie largement la route.

Comptez le vrai total quand vous comparez : essence, stationnement longue durée pendant une semaine, et une nuit d'hôtel près de l'aéroport si le vol part tôt. La différence reste souvent favorable à Montréal sur ces dates, mais elle est plus mince que le prix affiché le laisse croire.

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