Prendre l'avion avec des enfants : le guide pratique
Voyager avec des enfants, ce n'est pas voyager en plus compliqué : c'est voyager en plus planifié. Les familles qui ont l'air de flotter dans les aéroports ne sont pas plus chanceuses, elles ont juste réglé d'avance les dix détails qui déraillent un départ. On a bâti cette liste à partir des questions que les familles nous posent le plus souvent avant de partir de Québec.
Choisir des vols pensés pour la famille
Le meilleur vol en famille est le plus simple : direct si possible, sinon avec une correspondance généreuse, parce que courir dans un aéroport avec deux enfants et une poussette n'est pas un plan. Partir de Québec a ici un vrai avantage : l'aéroport se traverse vite, et en hiver, plusieurs destinations soleil se rejoignent sans escale.
Côté horaire, un décollage en milieu de matinée évite de réveiller tout le monde à quatre heures tout en gardant la journée gérable. Pour les longues distances, le vol de nuit fait dormir les enfants pendant le gros du trajet.
Sièges, bébés et jeunes enfants : les règles utiles
Avant deux ans, un enfant peut voyager sur les genoux d'un adulte, gratuitement ou pour une fraction du tarif selon la destination; il a quand même droit en général à un bagage et souvent à une poussette enregistrée sans frais. À partir de deux ans, chaque enfant a son siège, payé plein tarif ou presque.
Ne payez pas le choix de sièges à l'aveugle : les compagnies aériennes canadiennes doivent asseoir les jeunes enfants près d'un parent sans frais supplémentaires. Vérifiez les sièges attribués à l'enregistrement, et au besoin, le comptoir règle ça mieux que le stress à bord. La poussette, elle, se rend habituellement jusqu'à la porte de l'avion avant d'être enregistrée.
La valise de cabine familiale, version qui fonctionne
Prévoyez en cabine : de quoi manger (les collations de l'avion sont chères et arrivent tard), une tenue de rechange par enfant et une pour le parent, les médicaments, et plus de couches que le calcul raisonnable. Les écrans se chargent la veille, avec écouteurs adaptés aux enfants, et un ou deux jouets nouveaux gardés en réserve font des miracles à mi-vol.
Pour les oreilles au décollage et à l'atterrissage : biberon ou tétée pour les bébés, gomme ou collation à mâcher pour les plus grands. C'est le vieux truc, et il marche.
Le jour du départ, en famille
Ajoutez une demi-heure à ce que vous prévoyez normalement : tout prend plus de temps avec des enfants, et un tampon transforme les pépins en anecdotes. L'embarquement prioritaire des familles vaut la peine pour installer tout le monde, mais si l'avion embarque en retard, laisser les enfants courir jusqu'à la dernière minute est parfois le meilleur choix. Et rappelez-vous que chaque enfant a besoin de son passeport, avec une lettre de consentement si un seul parent voyage.